Expression des groupes politiques

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Pourquoi les contribuables paient 5 840 euros, correspondant à 21 contraventions ?

L’équipe municipale décide à nouveau de nous montrer comment elle dépense l’argent public et surtout quel type de message elle véhicule à l’ensemble de la population et à nos agents communaux. C’est ce type de comportement que nous n’avons cessé de pointer à plusieurs reprises. Nous invitons le maire à mettre de l’ordre dans les affaires communales car la ficelle est devenue trop grosse. À qui sont réellement ses contraventions majorées dont l’une s’élève à plus de 1 800 euros ? Beaucoup d’opacité dans cette affaire, aucune information n’a été communiquée aux conseillers municipaux sur le lieu des infractions, et sur les véhicules de fonction concernés. Après diverses investigations, nous avons pointé que ces véhicules de fonction avaient pour la plupart, été verbalisés des dimanches, des samedis et même un jour férié. Depuis des années, nous demandons au maire de nous fournir un état des lieux du parc automobile de la ville afin d’éviter ces abus déplorables, sans succès ! Nous espérons un changement pour Grigny car le combat continu pour l’intérêt des habitants.

Kouider OUKBI – Élu du groupe UDG


Quand la « com. !» l’emporte sur l’intérêt des grignois !

Les reportages réalisés sur les mamas de Grigny sentent bon la solidarité, le partage. Mais les mamas de Grigny, l’origine c’est quoi ? Des femmes d’origine d’Afrique de l’Ouest qui, pour survivre, transporte un modèle économique très pratiqué dans tous les pays où l’emploi est rare : la vente dans la rue. En France, ce procédé s’appelle la vente à la sauvette, une vente illégale! Malgré tous les moyens de répression mis en œuvre, ce commerce de « fortune » continue. Pourquoi ? c’est le seul moyen connu de ces femmes, pour certaines en situation de très grande précarité voir irrégulière, d’une rentrée d’argent dans leur foyer. L’association créée des mamas de Grigny a permis d’échanger un statut de « délinquante » en statut de « bénévole » pour un certain nombre de ces femmes. Bravo pour les bénéficiaires mais cela ne résout en rien la situation apocalyptique du parvis de la gare. Bilan pour Grigny ? Une image négative renforcée de la ville, une stratégie d’évitement de la gare de Grigny par les usagers des transports en commun et un avenir sans avenir pour ces femmes piégées à vendre jour après jour des brochettes été comme hiver sur le parvis de la gare à Grigny ! Mais à Grigny, la priorité ? une propagande municipale au détriment de l’intérêt des habitants.

SYLVIE GIBERT/CHEICK OUMAR N’DIYAE – GROUPE MODEM


À Grigny, tout est permis

Lors du dernier conseil municipal, la majorité a voté pour que la commune, donc le contribuable, prenne en charge des amendes, pour infractions au code de la route commises à bord de véhicules de la mairie.
Ces 19 amendes, majorées pour la plupart, totalisent un montant de 5800 euros. Rappelons qu’une amende est strictement personnelle et qu’en aucun cas il n’est possible de se substituer à l’auteur de l’infraction. Hélas, tout marris, le maire et son adjoint, qui présentait la délibération, nous informent ne pas avoir pu, malgré tous leurs efforts, retrouver les auteurs des infractions…
Pourtant, celles-ci, allant de l’excès de vitesse à la conduite en téléphonant, ont été commises pour la plupart le week-end ou des jours fériés. On notera par ailleurs que certaines amendes remontent à 2019. Toutefois, le maire a sagement attendu l’expiration de la récente séquence électorale (municipales 2020, départementales2021, législatives 2022) pour faire voter cette délibération…
Craignait-il le mécontentement des habitants ? Si vous souhaitez lui donner raison sur ce point, écrivez donc à la mairie avec vos suggestions sur l’usage qui aurait pu être fait de ces 5800 euros !

Neal SAUNIER – ÉLAN GRIGNARD


Parcoursup ou lorsqu’un logiciel décide de l’avenir de nos jeunes.

Cet algorithme ne cesse d’augmenter les inégalités entre les élèves. L’incohérence et l’opacité de ce logiciel ne permet pas de comprendre certains résultats, certaines affectations et ainsi empêche de nombreux bachelier.e.s de poursuivre les études qu’ils souhaitent. L’enseignement supérieur est un droit, il doit être accessible à toutes et tous. Cet algorithme qui permet une sélection pallie au manque de moyens et au délaissement de l’État concernant l’éducation et la jeunesse. Les filières post-bac ne disposent pas de ressources suffisantes pour enseigner dans de bonnes conditions : manque de places, de professeurs, de locaux permettant un enseignement dans de bonnes conditions. C’est un service public qui doit être accessible à toutes celles et ceux qui le sollicite. A Grigny, la municipalité défend cela, et s’engage pour accompagner notre jeunesse dans sa réussite. Le PIJ est un lieu d’accueil pour accompagner les jeunes dans leurs démarches concernant l’enseignement supérieur, la recherche de stage, la préparation du cv… Parcoursup n’est pas une solution et il est temps d’imaginer une alternative efficace.

Lamine CAMARA – Pour le groupe Communistes, Républicains et Citoyens


Grigny toujours solidaire !

« Toute personne, partout dans le monde, a le droit de vivre dans la dignité, libre de toute crainte et de toute oppression, libérée de la faim et de la soif » Nelson Mandela. A Grigny nous prônons le vivre-ensemble et la solidarité. Nous avons à coeur de combattre les inégalités d’où qu’elles viennent et quelles qu’elles soient. Notre histoire prouve que nous avons été, sommes et serons une ville engagée pour la PAIX, que ce soit au travers de nos motions de soutien, de nos actions ou encore par la journée internationale de la Paix qui rassemble nombre de nos habitants. Nous nous positionnerons continuellement
en faveur des peuples subissant l’oppression et l’injustice. Nous serons à Grigny toujours de ceux qui construisent des ponts et non de ceux qui bâtissent des murs. C’est dans cet état d’esprit qu’après notre jumelage avec la commune de Schio en Italie, nous nous sommes rendus en Palestine pour travailler au jumelage avec le camps de réfugiés de Beit el Maa dans la ville de Naplouse. Sur place, nous avons pu constater les difficultés auxquelles les réfugiés étaient confrontés : vivre les uns sur les autres, manque de matériel de santé dans les dispensaires et impossibilité de circuler librement … Un peuple souffrant d’une grande pauvreté. Nous avons été enrichis de leurs sourires, de leur accueil, de leur force qui nous ont touché en plein coeur. Un peuple qui nous a donné une belle leçon de vie.Portons l’espoir qu’enfin, que ce soit en Palestine ou ailleurs, chacun puisse vivre libre.

Fatima OGBI – Présidente du groupe socialiste et républicain


Combattre la haine, une exigence citoyenne !

La dernière séquence électorale, présidentielle puis législative, a confirmé l’émergence du bloc populaire face à la macronie. Et permis l’entrée de 147 députés NUPES à l’Assemblée parmi lesquels Antoine Léaument pour notre circonscription. Cela constitue une force pour cette France populaire que nous incarnons tant à Grigny. Mais le 19 juin, ce sont aussi 89 candidats d’extrême droite qui ont été élus, puis deux d’entre eux nommés vice-présidents. Une situation à ne pas prendre à la légère. D’ailleurs les propos tenus dès le 9 juillet par le ministre de l’Intérieur et rendant expulsables les réfugiés mineurs pourtant censés être protégés par la loi, en sont un exemple criant. Aujourd’hui plus que jamais, nous devons combattre le racisme et toutes les formes de discriminations. Il nous faut faire obstacle aux tenants de la haine. Il en va de notre modèle de société, de notre avenir commun et de celui des générations futures. Un combat qui engage la responsabilité de toutes et tous les responsables politiques. Et, au-delà, une exigence citoyenne qui nous concerne toutes et tous.

Pascal TROADEC – Pour le groupe écologiste et insoumis